Le fond de l'affaire


 

La RTBF participe activement à la campagne pro-nucléaire

 La RTBF a publié ce samedi 9 décembre, sur son site, un article menaçant les Belges d'étouffement si les centrales nucléaires étaient fermées. On aurait aimé un peu de nuances...

L'article, intitulé « Augmentation de 50% des émissions de CO2 d'ici 2030 si les centrales nucléaires ferment » se base exclusivement sur une déclaration d'un « expert », professeur à l'Université de Gand et membre de … Itinera.
Vous ne connaissez pas Itinera ? Allez voir les membres de son « conseil consultatif », vous y trouverez des personnages comme Etienne Davignon, Jim O’Neill (Chef du département Global Economic Research chez Goldman Sachs), Frits Schuitema (CEO de Philips Belgique), Leonard Shrank (ex-Directeur général de Swift et président de la Chambre Américaine de Commerce en Belgique), …
Et dans l'équipe, vous y trouverez votre vieille connaissance, Etienne de Callataÿ, un des « experts » favoris de la RTBF.

Et que dit « l'expert » ? Ce que disent les ministres de l'énergie (oui, nous en avons 4) dans leur « enquête d'opinion » sur l'avenir énergétique du pays : « D'autres alternatives, telles que l'énergie solaire ou éolienne, sont dépendantes des conditions météorologiques et ne peuvent pas faire face à la demande ».
Bref, c'est de l'atome, encore de l'atome, toujours de l'atome ! Sinon, bonjour les dégâts dans le congélateur !

Il reconnaît toutefois, par une petite phrase en fin d'article que « dans le cadre d'un scénario radical prévoyant une diminution de la demande d'électricité accompagnée d'une forte croissance de la capacité renouvelable, y compris la biomasse, et de la capacité de stockage, ces émissions pourraient même diminuer de 22% ». Mais il faut être « radical », sinon, on toussera encore plus.

On cherchera vainement la moindre référence aux arguments des anti-nucléaires, aux prix...

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Maxime

Les nations font quelques fois des tentatives pour se dégager de l'oppression de la force, jamais pour se sortir d'un esclavage auquel elles ont été conduites par la douceur.

Diderot