Le fond de l'affaire


 

Les promesses de l’euro

Dans Alternatives économiques de février 2019 (n°387, p.20) Ch. Chavagneux liste les promesses non tenues de l’euro. Pour convaincre les populations européennes d’adopter l’euro, les Autorités européennes nous avaient promis:


- une diminution des écarts de richesses entre pays. Cet écart de PIB par habitant entre le pays le plus riche et le pays le plus pauvre (pays de l’Est non compris) était de 2,5 dans les années 1980. Il est de quasi 4 aujourd’hui.
- une convergence sociale. On la cherche toujours. L’Europe n’a toujours pas de règles communes pour la définition d’un salaire minimum européen. Et ce n’est pas le système de travailleurs détachés qui permet la mise en concurrence des modèles sociaux qui va nous mener dans la bonne direction.
- une convergence fiscale. « L’Europe est le plus gros fournisseurs au monde de paradis fiscaux. »
- une monnaie internationale détrônant le dollar. On est loin du compte même si l’euro a réussi à s’imposer comme deuxième monnaie internationale.
Bref, nous avons été trompés. Pourquoi ? Parce que « la zone euro reste une somme d’égoïsme nationaux, avec des dirigeants sans ambition politique, sans projet collectif. » Faut-il dès lors abandonner l’euro ? Non, car cela coûterait encor plus cher !

***

Et en termes d’autonomie et de souveraineté nationale, quel peut être le pouvoir d’un pays face à des multinationales dont le chiffre d’affaires est aussi important, sinon plus, que le PIB du pays ?
Alors, que faire ? Changer de dirigeants.

 

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Maxime

Je ne comprends décidément pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder une ville que d'assassiner quelqu'un à coups de hache.

Dostoïevski

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