Le fond de l'affaire


 

La société civile de Macron

Il paraîtrait qu'avec Macron, la société civile soit arrivée au pouvoir. Ah oui ? En tout cas, ils n'arrêtent pas de le répéter.

C'est quoi, la société civile, au juste ? La définition la plus courante est celle de l'ensemble de citoyens, regroupés ou non au sein d'organisations qui œuvrent bénévolement et sans aucune autre ambition que servir le Bien Commun. Cette société d'égaux (pas d'égos), en marge du pouvoir politique, ravive le débat et la démocratie.
Ou, si l'on veut reprendre la définition de Wikipédia, « la société civile regroupe l'ensemble des associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif. Il s'agit donc de l'auto-organisation de la société, en dehors de tout cadre institutionnel (au sens politique du terme), administratif ou commercial. »
Lorsque Macron et ses propagandistes se présentent comme issus de la société civile, ils mentent. Ils commettent un abus de langage, une « forfaiture lexicale » comme dit Antoine Perraud.
Car, enfin, où est la société civile chez un banquier (Macron), un lobbyiste nucléaire (Ed ; Philippe, 1er ministre, ex-AREVA, société de construction de centrales nucléaires, dont celle de l'inquiétante cuve de Flamanville), une cheffe du personnel d'une multinationale (Muriel Pénicaud, ministre de l'emploi et du travail), une personne active dans les plus hautes sphères de la médecine bien-pensante (Agnès Buzyn, ministre de la santé) ou l'héritière d'une gigantesque maison d'édition ( François Nyssen, ministre de la culture) ? Mêmes les députés relèvent majoritairement de ce que l'on appelait jadis, du temps de Pompidou, le CNPF (Conseil National du Patronat Français, l'ancêtre du Médef).

Est-ce un hasard si Pompidou, ministre de de Gaulle, était issu de la banque Rothschild, comme Macron, a quitté le gouvernement pour être « mis en réserve de la République » selon les mots de de Gaulle, pour revenir en homme providentiel en 1969 quand de Gaulle démissionna ?

sources :
Perraud, Antoine, « Ô société civile, que de crimes on commet en ton nom ! » in Médiapart, 19/5/2017

Mots clés : France

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Maxime

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