Le fond de l'affaire


 

La réforme de l'impôt des sociétés coûtera de l'argent à l'Etat
La réforme de l'Isoc coûtera bel et bien de l'argent à l’État car le taux d'imposition des bénéfices diminuera significativement.
Le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) ne s'en cachait d'ailleurs pas : "pour moi, cette réforme peut coûter de l'argent à l'État". D'après le magazine Trends, cette réforme n'est pas renversante. Certains la qualifient même de chipotage. Question de point de vue car le taux nominal (c'est-à-dire théorique) sera quand même ramené à 25% (20% pour la première tranche de 100.000€ de bénéfice pour les PME) à l'horizon de 2020.


Et Trends de se demander si le gouvernement n'utilise pas la même stratégie que pour son premier tax shift, annoncé budgétairement neutre mais qui coûte quand même de l'ordre de 4Mia€ par an au budget de l’État et ce manque à gagner justifie de nouvelles économies. Selon Trends, le Conseil supérieur des finances aurait calculé qu'une diminution du taux à 25%, représentant un manque à gagner de 5 Mia€ pour l’État, ne peut être budgétairement neutre que si la base imposable (les profits imposables) augmentent de plus de 33 %...
Et là est peut-être un des objectifs de la réforme : contraindre à de nouvelles économies dans les services publics. L'autre objectif est certainement de simplifier les codes des impôts pour se mettre en conformité avec le droit européen qui ne tolère plus les nombreuses possibilités de déduction, surtout accessibles aux multinationales.
Si Trends était complet, il préciserait que ces possibilités de déduction fiscales font que les grandes entreprises, surtout multinationales, ne paient en réalité que moins de 10 % d'impôts.

source:

http://trends.levif.be/economie/politique-economique/la-reforme-de-l-impot-des-societes-n-est-pas-budgetairement-neutre-meme-pas-en-reve/article-opinion-704593.html

Helpdesk

Maxime

... songeant tristement aux ravages qu'exerce la bêtise quand elle s'aide de l'imagination.

M. Déon, Un taxi mauve

Un p'tit plus

Manuel Valls en manif à Madrid (France Inter, Charline Vanhoenacker, 11/02/2019)

Lire la suite...