Le fond de l'affaire


 

Régulation financière : ça ne s'arrange pas.
Les banques financent leurs activités à partir de 3 sources de financement : les dépôts des clients, les emprunts qu'elles contractent et le capital apporté par les actionnaires. Ce capital est en quelque sorte un matelas de sécurité en cas d'opérations désastreuses. Plus ce capital est faible, plus l’État, çàd les contribuables, devra payer pour couvrir les pertes.


Augmenter le ratio capital/activités des banques permet donc de limiter les risques pour les Etats. Mais ce ratio peut se calculer de 2 manières : soit simplement capital/total des activités de la banque, soit en pondérant chaque activité en fonction du risque qu'elle représente. Avant la crise de 2008, le ratio simple était de 1,5 %; aujourd'hui, il a été porté à 3 % sans causer le moindre problème aux banques même si elles ont beaucoup hurlé. La seule qui n'est pas en mesure de satisfaire ce critère est la Deutsche Bank qui est en très mauvaise santé.
Cette méthode est donc insuffisante. D'où l'idée d'imposer un ratio de 10,5 % sur base des activités pondérées. Cela peut paraître plein de bon sens, sauf que ce sont les banques qui déterminent librement, et largement très discrètement, la pondération des activités. Et, évidemment, elles en profitent pour pondérer de manière à avoir un total d'activités bas, au-delà de toute crédibilité. Ainsi, BNP-Paris-Bas avait, en 2016, un total d'activités pondérées égal à 30 % du total réel des activités…

source : Alternatives Economiques n°371 IX/2017, p.36

 

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Maxime

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