Le fond de l'affaire


 

Le Herve de Houston, vous connaissez ?

Non ? Pas grave, cela viendra. En attendant, grâce au CETA, vous aurez bientôt du « Jambon de Bayonne » d'Ottawa et du « Beaufort » de Vancouver. Car ce magnifique traité qui contraint les Canadiens à doubler leurs importations de fromages européens mais les autorise à multiplier par 200 leurs exportations de viande bovine, ne connaît que 145 appellations contrôlées (et encore : 21 de ces appellations pourront être concurrencées par des produits du même nom made in Canada) sur près de 1.500 reconnues en Europe.
Autre disposition innovante pour l'Europe : ce traité affirme le principe de la liste négative : tout ce qui n'est pas expressément interdit de libéralisation sera ouvert à la concurrence. Mieux : si l'Union s'est réservée la possibilité de protéger certains secteurs comme l'éducation ou la santé, rien ne l'oblige à le faire.
On continue : actuellement les pouvoirs publics peuvent intégrer des normes sociales ou environnementales et ainsi justifier de ne pas retenir le moins-disant. Avec le CETA, ces dispositions devraient disparaître.
Et pour terminer : les multinationales installées des deux côtés de l'Atlantique pourront attaquer les Etats auprès d'une instance privée et les contraindre à abroger les législations qui, selon elles, leur seraient défavorables.
source : Christian Chavagneux, Le CETA sur la sellette, Alternatives Economiques n°362, p.41

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