Le fond de l'affaire


 

Les fonds vautours

Les fonds vautours sont des fonds spéculatifs qui empruntent pour acheter sur le marché secondaire des obligations d'entreprises ou d'Etats en défaut de paiement. Du fait de l'incapacité du débiteur de rembourser ses dettes, ces obligations se vendent pour une bouchée de pain sur le marché des titres d'occasion. Le prix de rachat peut ainsi représenter seulement 10 % de la valeur faciale. Par exemple, vous achetez un bon de caisse d'une banque à 100€. Quelques temps plus tard, la banque est en faillite. Votre bon de caisse ne vaudra plus que 10 %. Le fonds vautour va vous le racheter à ce prix puis il engagera une bataille juridique pour contraindre la banque à lui rembourser 100€.

LE CETA en une page
Comme ses cousins (TTIP, ACS) le CETA est un traité de libre échange visant à éliminer les entraves au commerce au motif que le commerce est bon pour la croissance économique, donc pour l'emploi et les revenus.

Lutte contre le terrorisme ou les allocataires sociaux?

La NV-A a déposé un projet de loi, soutenu par le gouvernement, qui met à mal le secret professionnel auquel sont tenus les travailleurs sociaux. Ce projet prévoit

Pensions : encore et toujours expliquer les hypocrisies, mensonges et autres fausses évidences.

C'est ce que fait très bien Patrick Feltesse qui commence par rappeler que le Comité d’étude sur le vieillissement estimait, dans son rapport 2014, la hausse des dépenses sociales d’ici 2060 à 4,2 % du PIB. De son côté, le gouvernement tablait, en 2016, sur une croissance économique modérée de 1,5 % en moyenne par an, ce qui cumulé sur 44 ans donne, en 2060, un PIB qui aura pratiquement doublé (+95%). Autrement dit, avec l’augmentation du gâteau liée à la croissance cumulée, financer les pensions n’a donc rien d’irréaliste.

Le Herve de Houston, vous connaissez ?

Non ? Pas grave, cela viendra. En attendant, grâce au CETA, vous aurez bientôt du « Jambon de Bayonne » d'Ottawa et du « Beaufort » de Vancouver.

LA CAPTURE


Où l'on verra comment les intérêts financiers ont pris le pas sur l'intérêt général et comment mettre fin à cette situation

la capture
Christian CHAVAGNEUX, Thierry PHILIPPONNAT - La Découverte, 2014, 128 p.

L'activité bancaire est utile au bon fonctionnement d'une économie car elle permet à l'épargne de s'employer utilement en finançant des investissements productifs. Malheureusement, aujourd'hui, la finance est devenue davantage un moyen pour une minorité de mettre la société à son service qu'un service à la société.

Le CETA entre en vigueur ce jeudi

Demain jeudi 21 septembre 2017, le CETA entre en vigueur. La bataille n'est cependant pas perdu car la ratification par tous les parlements nationaux et régionaux (38 au total) n'est pas acquise, et sans celle-ci, le traité sera caduc. Trends a résumé le traité en 9 points. Un tour de force ! En voici l'essentiel:

Régulation financière : ça ne s'arrange pas.
Les banques financent leurs activités à partir de 3 sources de financement : les dépôts des clients, les emprunts qu'elles contractent et le capital apporté par les actionnaires. Ce capital est en quelque sorte un matelas de sécurité en cas d'opérations désastreuses. Plus ce capital est faible, plus l’État, çàd les contribuables, devra payer pour couvrir les pertes.

Espagne : Nouvelle faillite bancaire

En juin dernier, la Commission européenne était très fière de pouvoir annoncer la solution mise en œuvre suite à la déconfiture de la banque espagnole Banco Popular, écrasée par des pertes de 3,5Mia€ en 2016. Elle a été vendue pour un Euro symbolique à son principal concurrent, Banco Santander. Les pouvoirs publics n'ont pas dépensé un Euro dans cette opération.

Une interview de Paul Jorion sur France Inter
France Inter nous a proposé ce lundi 7 août 2017, une interview intéressante de Paul Jorion, anthropologue, sociologue, professeur associé à l’Université Catholique de Lille. Diplômé de l'ULB, il a mené une carrière académique, puis dans la finance pour revenir à la carrière académique. Il a publié, peu de temps avant le déclenchement de la crise des sub primes, un livre intitulé « Vers la crise du capitalisme américain », dans lequel il annonçait une crise financière imminente qu'aucun économiste officiel n'avait vu arriver. A écouter d'abord ici et puis là (l'interview est en deux parties; pour la 2e partie, choisir l'émission du 7/8/2017).
N'hésitez pas : cela va vous changer de Bruno Colmant.

Voici les principaux extraits.

Dumping social

Le niveau des salaires est souvent mis en avant pour expliquer les délocalisations du fait d'une concurrence mondialisée. Cependant, il existe des secteurs non soumis à cette concurrence internationale. La construction, par exemple. Il est en effet difficile de construire un hôpital en Inde et puis de le transporter à Liège. Et pourtant...

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Maxime

Lorsque je discute avec un imbécile, je lui laisse toujours le dernier mot.

Beaumarchais

Un p'tit plus

Faut-il taxer les pollueurs? (France-Inter, Guillaume Meurisse, 07/11/2018)
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