Le fond de l'affaire


 

Les firmes pharmaceutiques tirent profit de la sécurité sociale

Sept médicaments ont coûté 120 millions d'euros à la sécurité sociale au cours des dernières années, alors qu'ils auraient pu ne coûter que 10 millions d'euros si ils avaient été fabriqués par les pharmaciens.

D'anciens médicaments vendus comme neufs, à un prix près de dix fois plus élevés que le strict nécessaire, est une pratique connue dans le monde médical. Il s'agit souvent de médicaments existants pour lesquels on découvre leur efficacité pour d'autres pathologies, parfois rares. Les entreprises pharmaceutiques enregistrent alors ce "nouveau" produit sous un autre nom et soumettent une demande de remboursement.

L'association pharmaceutique belge (APB) et la mutualité chrétienne plaident pour un appui gouvernemental pour les préparations artisanales. Pfizer, une des sociétés pharmaceutiques concernées, rétorque que les médicaments ne peuvent être comparés d'un point de vue qualitatif à ceux des pharmaciens.

source : Le Vif - 21/01/19 à 06:49 - Mise à jour à 06:49 - Source: Belga (reprenant une info de Het Laatste Nieuws)

On se demande bien pourquoi les produits des entreprises pharmaceutiques industrielles seraient par nature meilleurs que les produits de nos pharmaciens.

Faut-il rappeler le Softénon, le Médiator, ... ?

Au sujet des pratiques de l'industrie pharmaceutique, voir aussi :
Médor n°8 (automne 2017) : Médocs à remballer - Importations parallèles
Par Olivier Bailly :
Deux sociétés belges sont championnes de l’« importation parallèle » de médicaments. L’intérêt direct pour le patient ? Selon les experts, aucun. Huit fois sur dix, ces médocs sont aussi chers que les originaux. Ce business discret coûterait de 10 à 15 millions d’euros annuels à la Sécu. Et en « grattant » plus loin, vous découvrirez l’autre face de la pilule…

ou encore :
Article 81 : 600 % d’augmentation pour les conventions secrètes de l’industrie pharma
Par Olivier Bailly , publié sur le site de Médor le 14/09/2017

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Maxime

Les nations font quelques fois des tentatives pour se dégager de l'oppression de la force, jamais pour se sortir d'un esclavage auquel elles ont été conduites par la douceur.

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Un p'tit plus

Manuel Valls en manif à Madrid (France Inter, Charline Vanhoenacker, 11/02/2019)

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